Jacynthe Carrier et Yvan Dutrisac
Du 11 mai au 12 juin 2013
Deux expositions qui changeront la façon de voir des spectateurs, l’une mettant en relief un paysage québécois, l’autre un paysage ontarien.
Procession, de Jacynthe Carrier, est une série photographique inspirée du travail pictural de Jean-Paul Lemieux. On y voit des personnages presque statuaires posant dans des paysages inhospitaliers. Le code esthétique de genres traditionnels étant évoqué, la présentation tente de bouleverser le regard et de faire voir autrement.
La nature regroupée par quatre, d’Yvan Dutrisac, consiste en des regroupements thématiques inspirés par la symbolique du nombre quatre : les quatre natures physiques, les quatre éléments et les quatre règnes. Des pictogrammes sur fonds de paysages univoques font planer le doute quant à leur interprétation, sans pour autant laisser l’observateur dans le vide.
Du soleil et des ombres, de Johanne Lafrenière
Du 9 mars au 16 avril 2013
Une animation silencieuse et une série de clichés tirés du vidéogramme proposent un retour à l’essence de l’image : la fragilité du contact entre la lumière et une surface qui lui donne la possibilité d’exister. En continuité avec la démarche de l’artiste, le projet reflète une fascination pour la lumière et les phénomènes visuels qui nous entourent, qui créent l’image, qui la construisent et la déconstruisent.
Ainsi, ombre et lumière semblent traduire les différents états d’âme d’une jeune fille qui se balance doucement tout en réfléchissant. En somme, l’exposition permet de percevoir toute la portée métaphorique des phénomènes de la lumière, du mouvement et du temps.
Valérie Boivin, Gail Bourgeois et Elizabeth Dupond
Du 12 janvier au 19 février 2013
Avec Le cœur net, une série de 19 estampes numériques,
Boivin joue sur l’ambiguïté des rapports humains. Les estampes combinent malaise et joie et font voir différents sentiments tels la solitude, le réconfort et le jeu, montrant l’humain comme une bête prisonnière d’elle-même.
Dupond propose au spectateur de porter un regard différent sur les objets qui l’entourent. Des photos inspirées de détails insolites sont retravaillées au moyen de techniques et matériaux divers, invitant celui qui les regarde à y mêler ses propres images mentales et à s’approprier leur légende.
Quant à Bourgeois, elle exploite le potentiel des matériaux pour créer un espace pictural indéterminé. En retirant le contexte, elle situe le regardeur en terrain incertain. Les œuvres sont souvent difficiles à saisir, car elles sont en mouvance entre le concept et la représentation.