EXPOSITION D’ESTAMPE NUMÉRIQUE 7

THÈME : Vite!

CALENDRIER

Réception des estampes : Au plus tard le 29 juin 2012

Avis de sélection des artistes : Au cours du mois d’octobre 2012
par affichage sur le site web de l’exposition

Délibérations du jury : Au début de novembre 2012

Exposition : Du 3 novembre au 11 décembre 2012

Retour des estampes aux artistes : Avant la fin de mars 2013.

Formulaire d’application
Conditons générales

Vite!
Il y a plus de 100 ans, en 1909, Filippo Tommaso Marinetti publiait le premier manifeste du futurisme. « Nous déclarons que la splendeur du monde s’est enrichie d’une beauté nouvelle : la beauté de la vitesse », écrivait-il. Le symbole de ce nouvel attrait qui s’imposait alors est la voiture de course « rugissante ». Au-delà de la glorification de la mécanique, le futurisme lançait un programme de société : « Nous voulons exalter le mouvement agressif, l’insomnie fiévreuse, le pas gymnastique, le saut périlleux, la gifle et le coup de poing. (…) Nous vivons déjà dans l’absolu, puisque nous avons déjà créé l’éternelle vitesse omniprésente. »

Ce programme social s’accompagnait d’une prise de position esthétique. Les artistes futuristes voulaient reproduire la sensation dynamique elle-même à travers le mouvement et la lumière. Les peintres créaient des tensions visuelles dirigées au moyen de la ligne oblique et de la distorsion. Ils affectionnaient les œuvres polychromes, souvent en harmonie complémentaire, et fuyaient toutes couleurs rompues vers le gris ou vers le brun – « les teintes bitumes. »  Ils cherchaient à transmettre la « vibration » du nouvel univers mécanique et électrique.

Aujourd’hui, alors que le monde a complètement intégré la vitesse des déplacements mécaniques, voici que l’urgence, l’instantanéité et de l’immédiateté des communications et des échanges virtuels le placent devant des questionnements nouveaux. Nicole Aubert a qualifié cette transformation de culte de l’urgence. Nous vivons dans l’exigence du tout, tout de suite. La modernité futuriste avait détruit l’attachement au passé. À son tour, l’hypermodernité a détruit les utopies pour les remplacer par un ici et maintenant perpétuel. Faute de passé et d’avenir, nous nous trouvons à tout instant à l’affut de sensations nouvelles. Nous vivons dans la crainte continuelle de devenir des parias pour cause d’obsolescence.

À quelles manifestations esthétiques cet univers du présent perpétuel nous convie-t-il? Comment diffèrent-elles des expressions du futurisme? Le gout s’est individualisé et il est impensable aujourd’hui de lancer un manifeste artistique. La diversification transcende la normalisation. Chaque artiste est appelé à s’engager. Quelle iconographie utilisera-t-il pour ouvrir le spectateur à la découverte du culte contemporain de l’urgence? Voilà le défi qui est lancé aux participants de la 7e Exposition internationale d’estampe numérique miniature.

Commissaire : Raymond Aubin

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